UNE RÉALITÉ PLURIELLE DE L’ENTRPRENARIAT SOCIAL

Les entrepreneurs qui placent au cœur de leur projet économique l’Homme, son territoire ou son environnement constituent de véritables traits d’union entre ces formes alternatives de consommation, d’épargne et de travail. Ils sont des dizaines de milliers, aux profils très variés (anciens travailleurs sociaux, cadres d’entreprises privées, jeunes diplômés,…), à faire vivre cette autre façon d’entreprendre. À leurs côtés : des centaines de milliers de salariés et des millions de bénévoles.

Leurs entreprises prennent des formes diverses, en terme de statuts (associations, coopératives, mutuelles, fondations, Sa(rl),…), de secteurs (des plus classiques aux plus récents/innovants : services aux entreprises et aux personnes, nouvelles technologies,…), de taille (des régies de quartier aux grands acteurs), “d’âge” (des pionnières historiques) .
Une majorité d’entre elles évoluent dans le champ de “l’économie sociale” ou de “l’économie solidaire”. Elles ont également en commun une capacité à articuler trois dimensions essentielles :

• Un projet économique : prise de risque, production de biens et services, modèle économique viable, réponse à une demande, création de richesses et d’emplois, indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics…
• Une finalité sociale : lutter contre l’exclusion, créer ou maintenir des emplois durables et de qualité, valoriser un territoire, un patrimoine ou un environnement, garantir un juste revenu aux producteurs, développer du lien social…
• Une gouvernance participative : implication/participation des parties prenantes, processus de décision non fondé sur la propriété du capital, rémunération limitée du capital, excédents investis au service des hommes et du projet…
Si elles partagent avec les entreprises “classiques” l’affirmation d’un projet économique et la nécessité de dégager des excédents, elles s’en distinguent très nettement par leur finalité : le projet économique et les excédents ne sont pas une fin en soi mais bien des moyens au service d’un projet social. Qui plus est, ces “entreprises sociales”, projets collectifs par essence, s’attachent à rémunérer de manière raisonnée leurs dirigeants et leurs éventuels actionnaires.

Elles diffèrent aussi foncièrement des entreprises socialement responsables pour qui la finalité sociale ou la gouvernance participative ne sont pas des fondamentaux au cœur du projet, mais des exigences connexes à intégrer progressivement dans la marche normale de l’activité.

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