BENIN:À L’OPPOSÉ DE SES PRÉDÉCESSEURS ,TALON CONFIRME EN 2 ANS SES LIMITES À GÉRER LE BÉNIN

C’est sur fond de népotisme, de dépenses fastueuses, d’emprisonnement sélectif , de grogne sociale, de cherté de la vie, de passation de marchés douteux, de nominations claniques , qu’est le bilan du président Talon en 2 ans à la tête du Bénin . De quoi alimenter les débats sur les capacités réelles du chef de l’Etat Béninois à apporter de l’eau au moulin de ses compatriotes pour traduire leur changement en actes concrets, sans lequel son programme de société ne lui permettait pas de se hisser à la Marina à la présidentielle de 2016

Jamais de mémoire de Béninois de l’ère démocratique, la cote de popularité d’un président de la République n’a battu de l’aile comme celle de Patrice Talon . En l’espace de deux années de gestion des affaires publiques de son pays, le président élu en 2016, avec un score presque à la soviétique (65 %), s’est auto- flagellé, devenant ainsi l’homme d’Etat le plus impopulaire dès l’entame de son mandant de cinq ans. Alors que ces deux prédécesseurs, Mathieu KEREKOU (1996-2006) et Boni YAYI (2006- 2016), n’ont connu ce triste sort qu’à la fin de leur mandant.

Le premier, selon les rumeurs aurait tenter de sauter le verrou constitutionnel . Le second, aurait tenter d’emprisonner le nouveau locataire de la Marina après une tentative d’empoisonnement en 2012.
Le président Talon, pour lequel tout le peuple Béninois s’est mobilisé comme un seul homme pour faire échec à son concurrent Lionel Zinsou, n’a pas jusqu’alors montré une grande capacité à mettre au service de ses concitoyens les qualités d’homme d’Etat à lui attribuées par une certaine opinion pour rompre avec les anciennes pratiques afin de matérialiser le changement tant demandé. Ainsi par ses maladresses, ses incohérences et son choix hasardeux des nominations aux postes à responsabilité, le chef de l’Etat plébiscité en mars 2016 a déçu plus d’un.

A commencer par ses électeurs. Ces derniers se sont vite rendus compte que l’homme sur lequel ils avaient placé leur confiance à la présidentielle de 2016 pour donner une autre image au Bénin a montré ses limites à leur donner espoir quant à la satisfaction de leurs multiples et urgentes demandes sociales. »Les béninois attendaient qu’il offre de la verticalité. Il a offert de l’horizontalité ».

Autre déception, l’incurie d’une classe politique prête à goutter à toutes les sauces servies à la table de la trahison, l’incapacité d’une société civile à sortir de sa torpeur et l’humiliante guerre de leadership entre les rupturiens. Avec ce cirque, comme le disent certains, c’est du surplace auquel on assiste avec le sentiment de regret d’avoir élu un président qui n’a placé que sa personne au cœur des préoccupations de l’Etat. Et dans ce contexte de pilotage à vue des affaires de l’Etat, le Bénin est loin de sortir de l’ornière. Sauf pour les membres de «Ma famille d’abord» et leurs flatteurs pour qui la lumière PAG, qui n’a jamais brillé pour l’écrasante majorité des Béninois, va briller de mille feux pour cette minorité dont l’objectif visé est de rattraper son retard dans le pillage en bandes organisées des maigres ressources de l’Etat.

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